Historique

Historique

 

L’association DTC – Défends ta citoyenneté ! est née le 30 septembre 2017 de la volonté d’acteurs de terrain de Nice et de la vallée de la Roya, de protéger les demandeurs d’asile tout au long de leurs parcours. Voici une chronologie expliquant le contexte de la création de cette association

2015

Depuis le printemps 2015, des contrôles policiers ont été rétablis à la frontière France-Italie, afin de lutter contre le terrorisme. En réalité, ces contrôles étaient utilisés pour  empêcher les personnes migrantes d’arriver en France. Les personnes étaient donc bloquées à Vintimille, ville frontalière où aucune structure d’accueil n’était mise en place. Des associations françaises et italiennes se mobilisaient afin de leur apporter de l’aide humanitaire. Une église ouvre ses portes afin de protéger les enfants et les familles. Les distributions de nourriture se font à la sauvette après l’arrêté du maire de la ville interdisant de nourrir les migrants.

2016

En 2016, suite aux attentats de Paris, les contrôles policiers s’intensifient : passer la frontière pour rejoindre la France est de plus en plus risqué, sans pour autant réduire les passages. Les premières victimes sont les mineurs : ils meurent en tentant de contourner les dispositifs policiers, ou se font enlever par des réseaux de traite humaine. La fermeture de la frontière encourage les réseaux illégaux en tout genre : passeurs, prostitution, drogue, pédophilie, etc. Une politique répressive s’instaure à l’encontre des bénévoles, témoins des violations des droits fondamentaux des personnes migrantes : les arrestations et les poursuites judiciaires se multiplient.

Photo Laurent Carré pour Les Jours

2017

Début 2017, les contrôles policiers s’installent partout à l’intérieur du territoire, ce qui crée des espaces de non-droit dans les Alpes-Maritimes, en particulier dans la Vallée de la Roya. Les demandeurs d’asile et les mineurs isolés s’y trouvent bloqués car la préfecture du département entrave l’accès à leurs droits. Ils sont systématiquement retournés en Italie, sans que leurs droits ne soient respectés. A partir de là commence une lutte juridique contre le département : le préfet est condamné à deux reprises pour entrave au droit d’asile.

Nous avons réalisé qu’il n’était pas suffisant de se cantonner à l’aspect humanitaire : la protection devait passer par le combat juridique. Assez de panser les blessures, ce que nous voulions c’est qu’ils ne soient plus blessés.