Table ronde : Gestion de la crise migratoire : quelles conséquences dans 20 ans ?

Table ronde chez Cédric Herrou,

le dimanche 15 Avril 2018 15h – 17h

Le dimanche 15 avril de 15h à 17h, nous organisons notre première table-ronde, diffusée en live sur notre page Facebook ainsi que sur notre site www.defendstacitoyennete.fr/

Ensemble, nous interrogerons les pratiques actuelles du gouvernement, notamment le nouveau projet de loi Asile & Immigration, ainsi que les pratiques européennes (Dublin) et les conséquences de ces pratiques sur le long terme.

Nous discuterons des conséquences sur nos sociétés, et particulièrement sur les demandeurs d’asile, qui en font les frais.

Nous parlerons aussi des mineurs étrangers isolés, problématique brûlante quand on évoque l’avenir.

Quel avenir leur offrons-nous ? Entre solidarité populaire et dérive populiste, quelle société sommes-nous en train de construire ?

Pour cet événement, nous avons invité des spécialistes, afin que chacun nous livre sa vision de cette problématique :

▪ Rokhaya Diallo, journaliste et militante anti-racisme,

▪ Eric Fassin, sociologue et professeur à Paris VIII

▪ Omar Guerrero, psychologue au Centre Primo Levi

▪ Morgane Dujmovic, géographe et membre du réseau Migreurop

▪ Mireille Damiano, avocate spécialisée en droit des enfants

▪ Cédric Herrou, agriculteur et président de DTC

La table ronde sera suivie d’un concert des groupes JUGA et Normandie Bast jusqu’à 22h environ !

 

ERRATUM : Edwy Plenel a du annuler sa venue ]

 

Vous voulez..

1) Assister à la table ronde à Breil sur Roya ?

La table ronde aura lieu au campement DTC, chez Cédric Herrou, à Breil sur Roya. Le public est limité à 100 places, en priorité pour les habitants de la vallée. Les inscriptions sont obligatoires, voici le lien de la billetterie.
 
 
 

2) Organisez une retransmission de la table ronde dans votre ville ?

De nombreuses retransmissions de notre table ronde s’organisent partout en France, grâce à l’initiative de citoyens solidaires. La table ronde sera donc rediffusée en direct, ou en différé, dans de nombreuses villes : Lyon, Montpellier, Bayonne, Poitiers, Saint Etienne, Annecy, Pau, Toulon, Aix en Provence, Angoulême… Nous vous tiendrons informés quand tout sera définitivement calé.

Vous aussi, organisez une retransmission de la table ronde dans votre ville ! Il vous suffit d’une salle, d’un vidéo-projecteur et d’une bonne connexion internet. Envoyez-nous un message ici si vous organisez une retransmission.

Vous trouverez ici la liste des villes qui organisent déjà une rediffusion (Paris, Montpellier, Lyon, Bayonne, etc.)

Les médias tâchés de semer la confusion sur le contenu du projet de loi « Asile et immigration »

Vous avez certainement entendu parler du rapport d’Aurélien Taché sur l’intégration des immigrés. Ce beau rapport, dans lequel on parle de 400 heures de cours de français, de faciliter l’accès à l’emploi et au logement pour les demandeurs d’asile, et même d’un crédit d’impôt pour ceux qui hébergent les réfugiés ! On aimerait y croire. C’est splendide, c’est social, c’est progressiste.

Or, ce n’est qu’un rapport parlementaire, c’est-à-dire un joli PDF avec plein de belles mesures dedans. Ça n’a aucune force de loi ou de règlement, c’est seulement remis au gouvernement concomitamment à la présentation de la loi Asile et Immigration en conseil des ministres. C’est-à-dire alors que le projet de loi a déjà été écrit.

Voilà comment, après s’être fait inviter à la matinale de France inter, sur le figaro talk, sur France 2… ce magnifique rapport chasse l’actualité relative au projet de loi Asile et Immigration et aux vives critiques qui l’accompagnent, notamment la grève de l’OFPRA et de la CNDA qui se poursuit. Car le véritable projet de loi Asile et Immigration, celui qui a été présenté le 21 février est dépourvu de mesure relative à l’intégration.

Porté par Gérard Collomb, ce projet de loi aura pour conséquence directe de diminuer l’accès des personnes à la demande d’asile. Celui-ci prévoit des mesures répressives pour les demandeurs d’asile réduisant les délais de recours, augmentant le temps maximal de détention des personnes, créant un délit de franchissement de frontière punissable d’un an d’emprisonnement, etc. (voir le rapport de la Cimade expliquant les principaux points de ce projet de loi).

Évidemment, toutes les associations d’aide aux migrants, le défenseur des droits, des membres de l’OFPRA et de la CNDA, un membre du Conseil d’Etat et même quelques marcheurs se sont opposés à ce projet de loi.

Emprisonner jusqu’à 3 mois des personnes qui n’ont commis aucun délit, réduire le délai de recours pour empêcher des personnes vulnérables, souvent traumatisées, rarement francophones, d’accéder à leurs droits, expédier l’examen de leur demande en quelques minutes, ce n’est pas ce qu’on avait compris du volet « rendre effectif le droit d’asile » et en réalité c’est strictement le contraire.

Louis Aliot, vice-président du FN, soutient la politique de Gérard Collomb

C’est pourquoi, 3 jours avant la présentation de ce projet de loi en conseil des ministres, Monsieur Aurélien Taché arrive sur tous les plateaux pour nous expliquer le contenu de son joli rapport parlementaire, qui n’a, rappelons-le encore une fois, vraiment aucun rapport avec le véritable projet de loi.

Voici la botte secrète de la communication gouvernementale : la confusion. Ainsi, dans la tête de l’auditeur moyen, cette loi Asile et Immigration a un côté répressif et en même temps un coté social. Or le coté répressif sera présenté au parlement et sans doute voté par la majorité tandis que les propositions ambitieuses socialement présentes dans le rapport de M. Taché finiront dans la même poubelle que les promesses progressistes du candidat macron.

Le président à peine élu continue d’énoncer ses principes humanistes sur Twitter.

Car rappelez-vous, notre cher président, Emmanuel Macron, avait mené sa campagne électorale sur le progressisme sociétal afin de s’opposer clairement avec la ligne du Front National, notamment sur le sujet de l’accueil des demandeurs d’asile. Alors quand il propose un projet de loi soutenu par la droite extrême, il joue sur l’effet d’annonce d’un rapport sans conséquence pour laisser planer une odeur de progrès social dans l’opinion.

Les cabanes arrivent bientôt !

Bonjour à tous et à toutes,

Pour inaugurer le site de l’association nous vous écrivons pour vous donner des nouvelles de la cagnotte « Un toit et des droits » que nous avons lancée en août 2017. Nous avions besoin de 25 000€ pour construire des cabanes en bois pour accueillir des réfugiés sur le terrain de Cédric Herrou, vous avez été des centaines à nous soutenir et nous avons récoltés plus de 66 000€ sans aucune couverture médiatique, nous vous remercions !

Cependant, le projet a dû être retardé pour plusieurs raisons. Des personnes d’extrême droite ont fait pression sur la plateforme Leetchi, où nous avions créé cette campagne. Celle-ci nous a alors été rendue inaccessible sur le site et il nous a fallu insister pour débloquer cette page.
Ensuite il a fallu ouvrir le compte bancaire de l’association. Encore une fois les banques se sont montrées peu coopératives du fait que le nom de « Cédric Herrou » apparaissait sur les statuts. Aujourd’hui, après 4 mois de combat administratif, nous sommes sur la dernière ligne droite et le compte devrait être ouvert d’ici quelques jours. Nous espérons être sorti de l’impasse et que la cagnotte nous sera versée sans problème par Leetchi !

Nous n’avons donc pas pu lancer les constructions pour l’hiver 2017 malgré ce que nous avions annoncé… Cela dit, beaucoup moins de personnes sont arrivées par la montagne et nous avions fait monter une caravane chauffée en plus, ce qui a permis de loger les personnes qui vivent encore au camp.

Voilà pour la part de mauvaises nouvelles. Concernant les bonnes nouvelles, voici les beaux projets que va financer la cagnotte !

Ce mois-ci, nous commencerons d’abord par fermer et isoler la cuisine qui a été construite au printemps dernier.

En février, une école d’architecture viendra au camp pendant une semaine afin de construire six cabanes qui serviront de petits logements en durs. Ces cabanes seront isolées et chauffées, et abriteront 4 personnes. Nous ne doutons pas qu’à partir du printemps, les arrivées vont reprendre… Et en attendant, ces cabanes peuvent aussi servir de logement à des personnes, à des familles, en train de faire leur demande d’asile, ou qui ont déjà un statut de réfugié mais qui sont à la rue sur Nice.

Nous aménagerons aussi de nouvelles toilettes et douches, et nous mettrons en place un système de phytoépuration pour traiter les eaux usées.

De plus, en accord avec les donateurs une partie des dons sera attribuée diverses activités de l’association comme le financement d’actions juridiques par exemple.

Nous vous tiendrons bien sûr au courant de toutes ces avancées.